Au Mali, la centrale solaire+stockage de la mine d’or de Fekola est portée de 30 à 52 MW

La centrale présente désormais 52 MW de capacité photovoltaïque et le système de stockage par batterie, installé sur site, atteint les 27,7 MWh de puissance nominale. La centrale solaire+stockage alimente la mine d’or de Fekola, exploitée par le groupe canadien B2Gold à la frontière Mali-Sénégal.
Image : B2 Gold

Le groupe minier canadien B2 Gold a annoncé une extension de la centrale solaire de la mine d’or de Fekola au Mali. L’installation initiale disposait déjà d’une capacité solaire de 30 MW couplée à une batterie de 13,5 MWh afin d’alimenter les opérations extractives du site qui se trouve à la frontière sénégalo-malienne.

Les travaux d’extension ont démarré en février 2024 et ont permis de déployer 46 200 nouveaux panneaux solaires (soit 22 MW de capacité supplémentaire) et 12,7 MWh de batteries. Au total, la centrale solaire+stockage atteint donc 52 MW de capacité de production photovoltaïque et 27,7 MWh de puissance nominale de stockage. Elle a été finalisée en décembre 2024 et mise en service en janvier 2025. Selon B2 Gold, ce nouveau développement devrait permettre de diminuer la consommation de fioul lourd de 7,6 millions de litres par an en moyenne.

Le projet hybride est l’un des plus importants de la sous-région. Il a été porté par deux opérateurs allemands, à savoir, le groupe d’énergies renouvelables BayWa r.e. et le développeur solaire Suntrace qui ont été chargés de la conception, de l’ingénierie, de la construction et de l’exploitation du site au lancement du projet en 2019.

L’extension de la centrale solaire intervient à la suite de la découverte d’un nouveau gisement d’or par B2 Gold à une vingtaine de kilomètres de la mine de Fekola. Baptisé Fekola Regional, le complexe aurifère a fait l’objet d’un accord entre le gouvernement malien de transition, avec lequel B2 Gold affirme entretenir « d’excellentes relations de travail », et le groupe canadien. B2Gold a d’ailleurs été l’une des premières sociétés à négocier un accord minier avec le gouvernement malien mis en place par la junte militaire à la suite des coups d’état successifs en 2020 et 2021.

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